• Aurea : Chapitre 3 :

    Chapitre 3 :

     

                Lonán avança vivement jusqu’à l’énorme vaisseau qui s’était posé voilà seulement vingt minutes. Évidemment, une multitude de personne s’approchait déjà de l’endroit. Ils étaient tous intrigués par cela. Ça ne ressemblait pas tant à leur engin qui leur permettait de passer d’un endroit à l’autre de leur monde.

    - Poussez-vous !

                Les citadins s’éloignèrent légèrement. L’homme, maire de la ville, put alors s’approcher, les yeux plissés. Il sentait une certaine vague de peur alors que le vaisseau restait fermer.

    - Tant que nous ne savons pas ce qu’il y a là-dedans, je vous ordonne à tous de rester autant que possible chez vous. Verrouillez les maisons. Ne vous approchez pas de cette chose. Nous essaierons de savoir ce que c’est dès que possible. Ne laissez pas les enfants approcher de cette chose. Soyez prudent.

    - Oui, Monsieur le Maire. Dirent plusieurs personnes.

                Lonán préféra tout de même rester, regardant son peuple s’éloigner petit à petit. Bien sûr, c’était plutôt lent. Tous voulaient pouvoir voir ce qu’il en était. Tous étaient intrigués par ce vaisseau à la fois familier et très impressionnant. C’était si grand, si majestueux. Et ils n’avaient pas entendu parler de choses pareilles devant venir par ici.

                Pire. Leur petite ville était bien trop insignifiante pour que quelconque activer puisse réellement s’y dérouler.

                Le maire ne fut rassuré que lorsqu’il se trouva seul devant l’engin. Mais une autre frayeur le saisit vivement. Celle que, justement, il soit seul face à cette chose probablement venue de l’espace.

                Il préféra se dérober avant que ça ne s’ouvre. D’aucuns diraient qu’il était couard, d’autres qu’il n’avait aucun amour pour son peuple mais où était le mal de vouloir préserver sa vie ?

                Il s’en alla rapidement alors que la porte commençait, lentement, à s’ouvrir.

     

                Maurus attendait devant l’établissement scolaire. Il tenait dans sa main un lourd parapluie de métal. Il l’avait prit, malgré l’efficacité courte de ce genre de stratagèmes, parce que des gros nuages roses moyen paressait dans le ciel depuis ce matin.

                Comme tant d’autres, il avait vu le vaisseau se poser. Mais il était déjà aux abords de l’école. Après tout, il avait promis à la belle Aurea de lui ramener ses enfants. C’était la raison pour laquelle il s’était tordu le cou ici, devant les grillages, au lieu de le faire depuis son comptoir où des morceaux de citronnelles étaient disponibles à la consommation.

                Il sourit lorsque la sonnerie de l’école retentit. Il regarda les enfants partirent en discutant ou en riant, cherchant ceux qui l’intéressaient. Il ne manqua pas de les remarquer. Senka portait la peluche ornithorynque dans ses bras alors qu’Itzal avait un bonnet rose qui tranchait tant avec sa peau que ses cheveux.

                Maurus rit gentiment en les voyants comme ça.

    - Vous avez passé une bonne journée ?

    - Oui, Monsieur Maurus. Répondirent les enfants d’une même voix.

                L’homme sourit et ébouriffa les cheveux de la jeune fille. Celle-ci rit d’autant plus avant de lui prendre la main. Senka tint un morceau de sa peluche et tendit l’autre à Itzal. Ils partirent ensuite derrière le voisin.

                Les enfants racontaient leur journée avec effusion. Ils étaient habitués à la présence de Maurus. Puisqu’il était le meilleur ami de leur père, ainsi qu’un voisin très proche, ils l’appelaient même « tonton ». Si l’apothicaire adorait cela, Aurea rougissait toujours, gênée.

                Il n’y avait qu’un seul endroit où pouvaient passer Maurus et les enfants pour les ramener dans leur rue. Rue qui était également une impasse.

                C’est ainsi qu’ils arrivèrent à proximité du grand vaisseau. Itzal ouvrit de grands yeux surpris.

    - C’est le noiva le plus grand que je n’ai jamais vu ! Sourit-il.

    - Je ne suis pas sûr que ce soit un noiva… Chuchota Maurus.

    - Pourquoi ? Demanda Senka.

    - Parce qu’on n’a pas de noivaport ici… il a l’air de s’être posé… n’importe où.

    - Il a peut-être eut un accident… Murmura Itzal. Est-ce qu’ils vont aller sous terre eut aussi ? Papa dit que les gens vont sous terre des fois, après des accidents de noiva. C’est parce qu’ils ont peur du ciel après cela ?

    - Oooooooh. Souffla Senka.

                Maurus eut un rire nerveux.

                La porte du vaisseau s’ouvrit, laissant filtrer une douce musique. Elle était presque triste.

                Une goutte tomba sur le sol. Maurus se recula avant d’ouvrir le lourd parapluie qu’il tendit au-dessus de lui et de Senka.

    - Itzal, viens tout de suite dessous. Maintenant nous devons rentrer.

    - Oh… oui !

                Le garçon vint sous le parapluie.

                Un son mat retentit. La porte de métal venait de tomber sur le sol, faisant voler la terre jaune. Les deux enfants ouvrirent de grands yeux en voyant des personnes sortirent, habillées de blanc avec des têtes des plus étranges, toute en verre.

    - Oooooh. Dirent les jumeaux.

    - Эта планета населяется. Informa une de ses étranges créatures.

                Itzal pencha la tête sur le côté.

    - Ils disent des mots bizarres… Chuchota Senka.

    - Что мы делаем? Questionna une voix féminine à l’adresse du premier interlocuteur.

    - Позвольте нам анализировать их.

                Une autre goutte tomba sur le sol.

    - Senka, Itzal, venez ! Il pleut ! Ordonna Maurus en tirant sur la main de la fillette.

                Son poignet commençait à souffrir de garder le lourd parapluie ouvert. Senka s’obligea à suivre le mouvement. Itzal fixait ces personnes étranges qui se rapprochaient à présent d’eux. Il ne sentit pas la peluche lui échapper de la main. Mais il ressentit l’absence de contact. Il se tourna.

    - Monsieur Maurus !

    - Viens vite ! Lui dit l’homme.

                Les gouttes commençaient à se rapprocher. Itzal fit un pas en avant mais une main se mit sur son épaule. Il tourna la tête pour voir un de ses étranges hommes le tenir.

    - Itzal !

                Maurus voulut lâcher le parapluie pour prendre son couteau multifonction mais à ce moment-là, la pluie se fit plus virulente. Les volutes de poussière se levèrent. Les étranges hommes poussèrent des cris avant de se rabattre vers leur vaisseau, traînant toujours Itzal.

    - Itzaaaaaaaaaaaal ! Cria Senka.

                Maurus l’attrapa sous les aisselles et il la souleva pour s’en aller en courant avec elle. Le parapluie était en train de fondre.

     

                Itzal poussa un cri, tendant la main vers sa sœur. L’étrange porte se ferma, le privant de l’air qu’il respirait. Il tomba alors sur l’étrange carrelage du vaisseau.

     

     

     

     

    Note : J’ai utilisé un traducteur pour les phrases en russe, de ce fait, je m’excuse auprès de ceux qui parlent cette langue s’il y a des erreurs ou si elles ne veulent rien dire/pas dire ce que je voudrais dire.


  • Commentaires

    1
    Plume.
    Jeudi 4 Septembre 2014 à 19:02

    sympa ce chapitre mais j'aurais aimé avoir la traduction du russe =)

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